31.01.2008
Les toits verts
L’addition d’une couche de terre et de végétaux permet d’avoir une habitation bien isolée, étanche et résistante.
En effet, il existe deux types de toitures végétales : extensives et intensives. Les cultures extensives correspondent à une simple couche de substrat, que la végétation va coloniser toute seule. Elle se composera de petites plantes, de quelques centimètres de hauteur, qui n’auront pas à être arrosées. Elle peut être utilisée sur support incliné, et est donc adaptée aux maisons individuelles.
Le type intensif est composé d’une plus grande couche de terre, au dessus d’un système de drainage. Elle est plus adaptée aux immeubles, mais le poids étant beaucoup plus élevé, la structure doit être adaptée. Ce type de toiture est utilisée pour faire des jardins et des terrasses en haut d’immeubles, mais est relativement méconnu, surtout en France.
Quels sont maintenant les avantages des toitures végétales ?
Premièrement, elles ont un rôle sanitaire qui pourrait être appréciable en ville. La rétention des particules d’une part, pollens et particules polluantes, et d’autre part, un taux en humidité plus élevé, et une réduction de la température, toujours plus élevée l’été en ville que dans les campagnes, ont un impact positif sur la santé publique.
Secondement, elles ont un effet très positif sur la nature : les plantes adaptées au toits végétaux sont des plantes en voie de disparition, et leur introduction en France permettrait de sauver ces espèces. Une nouvelle population d’oiseaux et d’insectes pourrait ainsi venir en ville, et les passereaux (moineaux, mésanges) pourraient ainsi faire de la concurrence aux pigeons. Des ruches peuvent être aussi introduites en ville. La ville cesserait aussi d’être un barrage pour les espèces, et permettrait une meilleure circulation et une meilleure diversité.
Troisièmement, les toit végétaux ont un effet positif sur la gestion des eaux dans les villes, ralentissant le passage de l’eau dans les égouts en cas de forte pluie, elles permettent d’éviter le débordement des égouts et aussi les inondations an aval. Elles permettent aussi de conserver l’humidité plus longtemps en ville, et de retenir les polluants, notamment les métaux lourds.
Quatrièmement, un véritable effet bénéfique existe sur la structure qui l’accueille, avec une diminution des contraintes liées aux différences de température entre l’intérieur et l’extérieur, une protection de la structure contre les effets des rayonnements solaires, une meilleure isolation thermique et phonique.
Enfin, elles ont un impact social non négligeable. En effet, des jardins communautaires peuvent être crées en haut des petits immeubles, afin de rapprocher les habitants, pour les immeubles plus importants, des parcs où la population pourrait se retrouver peuvent aussi être crées.
En ce qui concerne le financement maintenant, les toitures végétales ne sont pas gratuites, mais elles sont rentables sur le long terme, notamment en termes de finance publique, car elles diminuent les coûts de nettoyage, d’assainissement, de réparation, de santé, qui compensent les frais d’entretient et les investissement à long terme.
Il existe aussi des murs végétalisés, comme par exemple celui du Musée du quai Branly à Paris, mais ceux ci sont plus compliqués à mettre en place, les espèces adaptées étant grimpantes et donc potentiellement nuisibles pour les structures. La solution est là de mettre un place des supports pour les plantes grimpantes séparés des murs.
09:00 Publié dans Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.01.2008
image de la semaine
Je ferais l'article sur les toits verts plus tard, mais voici déjà un aperçu : des chèvres sur un toit!
Bonne nuit!
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23:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Rechauffement climatique, première partie
A la demande générale, de Christelle, voilà comment nous pouvons lutter contre le réchauffement climatique.
D'abord un constat : quelles sont les sources d'émission de carbone dans notre pays ? (Je traiterais des autres pays plus tard).
La plus importante : les transports. En effet dans notre pays, tout le monde prend la voiture pour se déplacer (enfin presque tout le monde) et toutes les marchandises. Imaginez le parcours de votre paquet de chips avant d’arriver chez vous, la pomme de terre récoltée mécaniquement, amenée à l’usine (avec éventuellement des étapes intermédiaires), puis modifiée, encore transportée vers des entrepôts, puis vers une centrale d’achat, puis enfin vers un supermarché, tout ça en camion ! Bref il y a beaucoup à faire dans ce domaine. Les solutions sont les véhicules propres (voir sujet sur les voitures à air), le transport en train et le simplification des productions (pourquoi pas des petites unités de fabrication de chips au milieu des champs de pomme de terre ?), moins de grande distribution et plus de commerce de proximité.
Donc pas besoin de laisser sa voiture au garage, mais juste d’en changer ! Mais pour cela il faut attendre que nos industriels fassent baisser le coût des véhicules propres, ce qui pourrait être favorisé indirectement par l’état. Au lieu d’injecter de l’argent pour faire baisser le prix des voitures, et ainsi de remplir les poches des industriels avec les impôts, l’état ferait mieux de n’acheter plus que des véhicules propres, les industriels pouvant ainsi, avec ce marché assuré, lancer des productions plus importantes.
Second point : le chauffage, ici encore, beaucoup de solutions : les puits provençaux, pour les maisons individuelles, le principe est simple, un tuyau vient de l’extérieur et passe dans le sol à quelques mètres de profondeur, l’air passe ainsi autour de un peu moins de 15°C, ce qui permet de compenser une partie du chauffage l’hiver et la climatisation l’été. L’isolation bien sûr, un norvégien (ou suédois je sais plus) a ainsi réussi à se passer de chauffage, grâce à un système d’isolation. Mais là, pas question d’ouvrir ses fenêtres. Sans en arriver là, ceci permettrait de faire beaucoup baisser les notes de chauffage.
Pour les villes il y a plusieurs systèmes : des constructions tenant compte des cycles saisonniers, sans grandes baies vitrées au sud par exemple. Des techniques de climatisation passives, des toits végétaux (dont je vanterais les mérites plus tard), des revêtements de route plus moderne, permettrait d’améliorer l’écologie et la qualité de vie des grandes villes.
Ensuite, un des avantages en France, c’est que l’électricité est plutôt propre, car elle n’émet pas de CO2. Certes le nucléaire fait débat, mais de toute façon dans 30 à 50 ans il n’y en aura sûrement plus, remplacé par la fusion nucléaire, technique propre qui ne consomme que de l’hydrogène radioactif, présent dans la mer naturellement et qui se renouvelle, et qui n’émet que de l’Hélium, gaz neutre. Certes des études sont à faire pour voir le devenir de l’Hélium dans l’air, peut être existent-elles. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas faire des économies d’énergie (ne serait ce que pour notre portefeuille). Une électronique plus performante et un éclairage aux diodes electro luminescentes pourraient permettre cela.
Bref, dans notre pays, quelques efforts et une modification de notre manière de produire et de consommer, ainsi qu’une réelle volonté des gouvernements de faire changer les choses, suffiraient à réduire notre production de gaz à effet de serre. Cela coûterait cher sur le moment mais génèrerais tout de suite des économies fantastiques, et donc de l’argent en plus pour les consommateurs. Mais ce n’est pas vrai dans tous les pays, et une France propre dans un monde de pollueurs ne servirais à rien. Alors je parlerais plus tard des solutions pour les autres pays, notamment les pays en développement. Je détaillerais aussi toutes les techniques que je connais, mais cela prendra beaucoup de temps ;).
09:20 Publié dans Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.01.2008
Encore une précision sémantique
Pourquoi dire dérèglement climatique et non pas réchauffement planétaire?
Parce que tout ne se résume pas à l'augmentation globale de la température.
J'ai fait un peu de météo étant jeune, et j'ai appris que le climat était quelque chose de vraiment très difficile à modéliser, de très complexe, où tout peut avoir des conséquences (vous savez les papillons et les ouragans).
Le problème des modifications réalisées par l'homme, c'est que nous avons provoqué un changement trop rapide du climat, qui conduit à un emballement et à une crise écologique majeure (voyez l'avancée du Sahara). Les épisodes catastrophiques se multiplient, non pas parce que la nature se venge (quoique on sait jamais... elle l'a peut être mauvaise à notre encontre), mais simplement parce que les variations de pression hasardeuses induites par le réchauffement créent des mouvements d'air plus violents. Je ne vous dis pas les dégâts économiques et humains. On voit ici que notre économie n'est pas du tout dans le concept de développement durable que j'ai exposé dans le sujet précédent.
Certains vous dirons : "oui mais si la terre se réchauffe, c'est bien, on pourra aller cultiver le grœnland etc".
Mais le problème majeur est que nous n'avons aucune idée des conséquences du dérèglement, réchauffement probablement, mais emballement à coup sur. Quand à un refroidissement induit par une sorte d'effet retour, rien ne l'exclue et seule les prévisions de modèles informatique peuvent nous apporter des éléments de réponse.
Et je pense qu'avant de jouer avec notre climat pour conquérir de nouvelles terres, on devrait d'abord s'occuper de rendre agréables les anciennes.
Alors je vous invite à essayer d'utiliser désormais les mots adéquats de changement, ou dérèglement climatique.
23:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.01.2008
Développement Durable
Je me suis aperçu que je n'avais même pas expliqué ce qu'était exactement le développement durable.
Alors je fais cette mise au point tout de suite.
Le développement durable est schématisé ici. C'est un développement respectueux de l'environnement, comme vous le savez tous, mais pas seulement, et c'est là qu'il y a confusion.
Le développement durable consiste à ... se développer durablement !
C'est tout de suite plus clair non? En fait cela consiste à continuer le progrès technologique, en assurant une économie stable, une équité sociale, et une préservation de l'environnement. Alors une politique de développement durable ne consiste pas à revenir à l'age de pierre pour être respectueux de l'environnement (ce serait plutôt la décroissance en exagérant un peu) mais à poursuivre l'augmentation de notre niveau de vie, mais de manière Humaniste, c'est-à-dire en faisant profiter tous les être humains du progrès. Ainsi les étrangers doivent nous rattraper, mais les générations futures doivent également être au même niveau de vie.
C’est cette exigence, qui doit ensuite guider toutes nos décisions. C’est un choix de société respectueuse et Humaniste, avec une économie dynamique, au service de l'HUmanité (et non pas l'inverse).
© Copyright Johann Dréo Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Developpement_durable.svg
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16:55 Publié dans Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.01.2008
image de la semaine
Aujourd'hui une image plutôt mauvaise, mais en lien avec le sujet précédent :
On peut voir une photo satellite d'un cyclone touchant le sud des caraïbes et le nord de l'Amazonie, zones où auraient vécu les indiens Xinguano.
Ce genre d'épisodes devient de plus en plus fréquent avec le dérèglement climatique et la seule solution pour s'en prévenir est de tenter de stabiliser ce dérèglement. Je ferais probablement un article sur le dérèglement global.
© Copyright NOAA Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Ivan_Sat_Img_Sept_7_20... domaine public (travaux fédéraux états-uniens).
21:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
El dorado, agriculture durable et rééquilibrage climatique.
Je souhaite vous faire part d’une série d’articles sur l’agriculture, et je vais commencer par une note d’espoir.
Mon histoire commence en 1541, Francisco de Orellana, explorateur Espagnol, explore l’Amérique du sud, accompagné de plusieurs centaines d’hommes. Gaspar de Carvajal, missionnaire dominicain, relate le voyage. L’expédition découvre un grand fleuve qu’ils nomment amazone, car ils auraient été attaqués par des femmes guerrières (peut être des hommes aux cheveux très longs). Ensuite ils découvrent un pays très fertile et très peuplé en bordure de ce fleuve, avec de grandes villes fortifiées et des chefs ayant un système de relations complexes, semblables aux nobles féodaux.
Une coutume des indiens Chibcha vivant à plusieurs centaines de kilomètres de là, dans les andes, était de recouvrir de terre jaune et de poussière d’or leur nouveau souverain, qui se baignait ensuite dans un lac, symbole de renaissance semblable à celui du baptême.
Ces deux histoires, parvenues aux oreilles des Européens, eurent tôt fait de se mélanger pour n’en faire qu’une, l’Eldorado, paradis perdu au fond des Amériques où l’or est partout présent et où le peuple vit dans l’opulence. Et les Européens se mirent en quête de ce pays (pour le piller probablement). Malheureusement pour eux ils ne le trouvèrent pas, et les récits de Orellana ne furent plus pris en compte.
Plus tard encore, l’étude des peuples d’Amazonie démontra que le pays décrit, de cités riches et peuplées, ne pouvait exister là bas, en effet la terre pauvre et lessivée ne pouvait nourrir autant de personnes, et les indiens vivaient à l’age de pierre.
Enfin c’est ce que pensaient les scientifiques aux XIXe et début du XXe siècle.
En 1870 James Orton fait état de terre noire, fertile, en amazonie. L’anthropologue Michael Heckenberger fait l’hypothèse, dans les années 1990, que la tribu des Kuikuro, composée alors de 300 personnes seulement, était en fait beaucoup plus nombreuse auparavant, à cause de leur structure sociale complexe. Il découvre des vestiges de cités et de poteries anciennes. Des caractéristiques similaires sont découvertes chez les tribus voisines.
Des photos aériennes montrent de grands îlots forestiers au milieu des plaines dans le nord de l’Amazonie, ces îlots étant sur un terrain de terre noire particulièrement fertile.
La convergence de ces découvertes laisse à penser qu’un peuple important avait vécu dans le nord de l’Amazonie, dans des régions plus fertiles à cause d’une terre noire particulièrement riche, puis auraient été décimés par les maladies européennes avant l’arrivée des Européens, les survivants adoptant un mode de vie semi nomade.
Bien que les études sur ce peuple soient en cours, ce qui est particulièrement intéressant est la terre noire, ou terra preta, au milieu de laquelle sont découverts les vestiges.
Il faut savoir que les habitants de la région cultivent sur ces terres en exclusivité, que cette terre à la capacité de se régénérer, et que certains paysans vendent même de grandes quantités de terre à leurs voisins, sachant que celle-ci se reconstituera. De plus, ces terres peuvent produire environ 4 fois plus que celles alentours, sans s’épuiser d’une année sur l’autre.
Les scientifiques furent très intéressés par cette découverte, et bien que les recherches soient en cours, les premiers résultats montrent que cette terre serait produite grâce à un ensemble de microorganismes et de vers, et serait très riche en carbone.
En fait, les Xinguano, comme Heckenberger les a nommé, ont probablement remarqué que l’addition de charbon de bois en surface de la terre rendait celle-ci bien plus fertile. Ce serait en fait un ver de terre, qui entraînerait ce charbon dans le sol, charbon dont la structure permettrait de limiter l’érosion et de retenir les nutriments d’une part, et de mettre en place tout un écosystème microbien et fongique qui augmenterais la production. C’est cet écosystème qui, une fois en place, assure la régénération de la terre.
Cette découverte, et celle de terres semblables en d’autres endroits de la terre, mais en quantités largement moindre, laisse penser que l’addition de charbon de bois dans la terre, permettrait de meilleurs rendements à l’Agriculture. En effet, l’Agriculture moderne à vidé les sols de leur carbone. La confection d’engrais particuliers, uniquement composés de fumier accompagné d’un peu de charbon de bois, permettrait d’améliorer durablement les sols. Et certains microorganismes pourraient peut être augmenter ce phénomène sous nos latitudes, ceux de la terra preta étant tropicaux.
De plus, ces pratiques agricoles pourraient représenter un avantage non négligeable : compenser, en partie, l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère. En effet, la plantation de forêt, permet d’absorber le carbone, mais la combustion du bois qui vient ensuite le libère dans l’air (notons néanmoins que le chauffage au bois est écologique, car ce cycle est équilibré). La combustion en atmosphère confinée produit du charbon de bois, et si ce charbon, réduit en fines particules, est injecté dans la terre, le carbone sera durablement piégé. L’utilisation massive de cette technique sur les terres agricoles pourrait, à moyen et long terme, rééquilibrer les erreurs du passé en matière de climat.
En conclusion on pourrait se demander pourquoi ce genre de recherches n’est pas diffusé plus librement en dehors du monde scientifique, et pourquoi de forts investissements ne sont pas réalisés dans ce domaine en occident, alors que le Japon par exemple s'y intérresse beaucoup, car la compréhension des écosystèmes du sol serait un meilleur moyen d’obtenir une agriculture durable que la dissémination de produits chimiques.
Peut être que des recherches profitant uniquement aux agriculteurs, et particulièrement à ceux des pays pauvres, intéressent peu les laboratoires privés. Et peut être les lobbies dans le monde agricole ont encore trop d'influence.
Image : comparaison entre la terra preta et la terre amazonienne.
© Copyright Rsukiennik Source :
http://commons.wikimedia.org/wiki/Image:Terra_Preta.jpg image sous licence GFDL
06:50 Publié dans Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
22.01.2008
Sortir des quotas de pêche ? Pourquoi pas ?
Mais avant de crier haro sur le baudet, je souhaite faire le tour de la question. Premièrement, un constat : le nombre de poissons fond comme neige au soleil. Le nombre de pêcheurs à été multiplié par 2 depuis 1970, la quasi-totalité d’entre eux étant asiatiques. Le tonnage global est passé de 13 à 27 millions de mégatonnes, la production de poissons est passée de 36 à 96 millions de tonnes. La quantité de pisciculture est passée de 500 000 à 62 millions de tonnes.
Il y a donc une explosion de la pêche, mais qu’en est il des stocks ? Là difficile de trouver des chiffres, mais on peut constater une diminution de la qualité des poissons pêchés, les espèces pêchées étant plus petites, les grands prédateurs se faisant plus rares.
De plus, au sein d’une même espèce, les poissons se font plus petits en moyenne.
Vous pouvez vérifier tout ceci auprès du FAO, organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.
Certes, on peut toujours dire que les estimations des scientifiques sont fausses, mais la simple observation nous montre que les poissons sont en danger. Car s’ils sont plus petits, c’est qu’ils n’ont pas le temps de parvenir à un age très avancé, et ce sont les poissons les plus vieux, et les plus gros, qui pondent le plus d’œufs.
La limitation par quotas est un moyen de limiter la surpêche, mais de nombreux moyens sont utilisés pour dépasser ces quotas. Les états ne les font pas respecter, et l’UE donne des amendes. Mais pendant ce temps les poissons continuent de mourir sans avoir le temps de se reproduire suffisamment.
Alors oui nous pourrions sortir des quotas, mais pas pour autant abandonner la réglementation de la pêche.
Mon avis est, que les cultures marines devraient prendre le pas sur la pêche, comme l’agriculture a pris le pas sur la chasse. Pour cela différentes méthodes existent. Pour certaines espèces, la pisciculture en haute mer, dans de grandes cages en filet, est possible. Le problème est là surtout humain, car le pêcheur qui aurait investi dans une culture pourrait se faire voler ses poissons. Mais les nouvelles technologies pourraient éviter cela.
Pour les espèces côtières, on pourrait leur ouvrir de nouveaux territoires comme cela a été fait à Marseille par la construction de récifs artificiels. On largue dans des zones pauvres en poisson des rochers, ou des structures artificielles, et on patiente quelques années, un écosystème se mettra en place avec d’abord du plancton, puis de nombreuses espèces de poissons. Il suffit alors d’autoriser un tiers des récifs à la pêche pour avoir une ressource stable.
La culture des algues serait ensuite une piste à suivre bien évidemment.
Cela étant, les ressources ne seront pas protégées pour autant. L’Union Européenne pourrait ainsi mettre en place certaines mesures, pour les pérenniser. D’une part des réserves de pêche étendues, couvrant au moins la moitié du territoire de pêche, ces réserves pourront être tournantes, afin d’homogénéiser la population, par tranches de dix ans par exemple. D’autre part, la pêche en eaux Européennes devrait être réservée aux européens, ceci afin de préserver notre écosystème durablement.
Enfin on pourrait réfléchir à l’attribution de concessions pour les pêcheurs, afin de faciliter la mise en place de pisciculture, car un pêcheur ayant un territoire défini s’arrangera pour avoir une production de poissons stable, et élevée si possible.
A tout cela doit bien sûr s’ajouter la prise en compte dans les navires de normes écologiques, taille des filets, moteurs écologiques etc.
Alors oui on peut se passer des quotas, en changeant radicalement de méthodes de pêche, mais ce n’est pas à cela que pensait notre président je suppose.
22:20 Publié dans Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.01.2008
image de la semaine
Pour cette semaine, je ne pouvais pas mettre une autre photo que celle ci :
Ces petits poissons sont des animaux génétiquement modifiés : les GloFish. Ce sont des poissons fluorescents, qui avaient été produits pour la recherche (pourquoi exactement je n'en sais rien), et qui sont désormais en vente. C'est une illustration des utilisations possibles des OGM : des gadgets vivants sans grand intérêt (sauf esthétique), mais sans danger non plus.
© Copyright http://www.glofish.com
Source : http://www.glofish.com/images/glofish_005.jp - The copyright holder of this work allows anyone to use it for any purpose including unrestricted redistribution, commercial use, and modification. Le détenteur des droits d'auteur de cette image permet à quiconque de l'utiliser à n'importe quelle fin, y compris sans restriction la redistribution, l'utilisation commerciale, et la modification.
07:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.01.2008
Porcs clonés, maïs OGM, pour quoi faire? Suite (et fin ?)
Suites à de nombreuses discussions sur le forum de demosweb, je complète le sujet précédent afin de donner la meilleure info possible.
Les OGM ne présentent aucun danger pour la santé de qui que ce soit… sauf ceux qui en présentent. En effet, les modifications génétiques sont une technique, ce que j’ai expliqué est cette technique, maintenant plusieurs applications sont possibles, et je vais vous les détailler.
D’une part, la production d’une protéine purement esthétique : remplacement d’un pigment par un autre par exemple, c’est inutile, mais sans danger. Souvent utilisé pour tester les techniques.
Un insecticide, ou un pesticide. C'est utile (enfin d’après les agronomes) mais très dangereux. Un insecticide est fait pour tuer des insectes, eucaryotes comme nous. En général son ingestion n’est pas recommandée, car elle aurait des effets sur nous puisque nous sommes eucaryotes. C’est le cas du fameux maïs monsanto. Et l’utilité disparaîtrait au bout de quelques temps comme je l’ai expliqué précédemment. Dans le cas du pesticide (ou d’un antifungique) c’est pareil mais avec des plantes (ou des champignons).
Un antibactérien : dans ce cas, on tue des bactéries. Les bactéries sont procaryotes elles n’ont pas de noyau. Les antibiotiques utilisent ce fait pour tuer des bactéries sans nous nuire en détruisant le matériel génétique des bactéries sans passer les barrières du noyau. Mais comme le dit la campagne, « les antibiotiques c’est pas automatique », et c’est vrai aussi pour les plantes car ça favorise la prolifération de bactéries résistantes. C’est d’ailleurs pareil pour les antibiotiques injectés aux animaux, même s’ils ne sont pas OGM.
Ensuite il peut être fait des OGM pour pallier à un manque, par exemple une modification sur un embryon diabétique pourrait guérir le diabète. Mais la technique n’en est pas encore là, et la question éthique sur les manipulations humaines est encore à régler.
La production par une plante ou une bactérie d’une protéine d’intérêt, comme de l’insuline, de l’hormone de croissance etc. Dans ce cas une dissémination n’est pas souhaitable, mais les protéines sont connues et ne présentent pas de danger.
La résistance à un nuisible : par exemple, une espèce de chenilles qui ne pourraient plus dévorer les feuilles pour une raison x ou y. Dans ce cas un autre nuisible prendrais rapidement sa place.
Enfin la production de plantes sur mesure, probablement ce qui serait le plus utile, mais aussi à prendre avec le plus de pincettes, comme je le disais de plantes adaptées aux climats arides pouvant contrer l’avancée du Sahara en créant un écosystème favorable à d’autres plantes. Ce serait une manipulation lourde, de la vraie ingénierie du vivant, mais ô combien encourageante. Là évidemment, de très nombreuses études devraient être réalisées, pour ne pas voir une explosion de cette plante sur la surface terrestre (quoique cela montrerais qu’elle est vraiment résistante). Dans ce cas, il vaudrait mieux prévoir une faille dans l’organisme, pour pouvoir le détruire en cas de problème. On peut de même imaginer une plante capable de proliférer sur d’autres planètes, ou d’autres projets aussi fous qu’ambitieux.
Plus près de nous, on peut très bien imaginer rendre comestibles par l’homme des plantes qui ne le sont pas, mais là aussi il faudrait réfléchir à ne pas produire une explosion de nuisibles.
En conclusion je voudrais vous demander de ne pas faire d’amalgame entre les OGM en général, et leur utilisation abusive à des fins de productivité exacerbée. Les OGM sont des organismes crées par une technique, l’utilisation de cette technique ne pose aucun problème sanitaire, ils sont assimilés de même manière que tout le reste, ils ne sont pas plus dangereux, et ne vont pas non plus s’intégrer de manière incontrôlée dans tout ce qui les touche. En revanche certains OGM peuvent représenter un danger sanitaire, ou environnemental. D’autres n’ont par leur nature, pas vocation à être utilisés autrement qu’en labo, et d’autres encore pourraient constituer une avancée majeure pour tous.
Donc oui aux OGM, vive la recherche en génétique, mais seulement les OGM vraiment utiles sur le très très long terme.
P.S : il existe des particularités dans les techniques utilisées pour modifier génétiquement les plantes, les animaux ou les bactéries. Tout ce que je vous ai dis n’est que général et certaines particularités font que les plantes et les bactéries peuvent s’échanger des gènes. Sachez néanmoins que cela est naturel, et que c’est techniquement trop complexe pour avoir sa place ici. Il faut donc être particulièrement précautionneux avec les plantes et les bactéries, mais cela reste assez rare.
12:45 Publié dans Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






