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29.02.2008
image de la semaine
Voici une photo d'un criquet pelerin, insecte très mignon tout seul, mais qui occasionne de grands dégats lorsque son instinct gréfaire le pousse à former des essaims ravageurs. Les dégats les plus importants sont en Afrique, et je sais bien que le sort de l'Afrique intérresse bien peu de monde, mais ils se rapprochent avec le réchauffement climatique.
Quel est le meilleur moyen de lutter? De nombreux ont été essayés, et la lutte chimique semble efficace bien que très polluante et coûteuse, mais en fait le meilleur moyen et de comprendre comment les essaims se forment, afin de pouvoir empêcher leur formation.
© Copyright ChriKo
Source : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/99/Ornithacris_cavroisi_female.jpg
Domaine public
10:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.02.2008
Ma vision du liberalisme
J'ai encore lu un sujet parlant des domages du libéralisme, arguant que le libéralisme est le mal absolu destiné à faire mourir de faim les pauvres prolétaires.
Mais pour moi le rôle de l'état dans l'économie doit être diminué, pour qu'il ne soit plus acteur mais simplement régulateur.
Pour faire une analogie, pour moi l'économie doit être comme une haie. Si on la taille trop, et si on l'empêche de pousser en lui imposant des contraintes trop fortes, elle va être en mauvaise santé. C'est ce qui se passera si l'état pèse trop.
En revanche, si on laisse notre buisson pousser à sa guise, elle deviendra trop grosse et abimera les batiments voisins ou empêchera les autres plantes de pousser.
L'état, en bon jardinier, doit agir de manière éclairée pour avoir une haie en parfaite santé, en restreignant au maximum ses actions, mais en taillant les rameaux qui dévient trop, c'est à dire en intervenant par la legislation.
Ou encore on pourrait voir l'état comme un tuteur aidant une plante à pousser, mais si le tuteur est trop gros, a plante ne s'y acrochera pas.
VOilà je voulais juste vous faire partager mes idées de jardinage
18:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
27.02.2008
Les failles des Energies Renouvelables
Je vous conseille un très bon article du science et vie de Mars 2008, qui parle des problèmes des énergies renouvelables : "le dossier noir des energies vertes".
C'est un article très complet et représentatif de la complexité de la chose, et qui montre que seule une vraie recherche pourra résoudre le problème énergétique.
18:21 Publié dans Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.02.2008
Missiles et poubelle spatiale
Cependant, c’était un satellite de surveillance, qui se situait sur une orbite haute. En effet les satellites sont « suspendus » dans les airs grâce à l’équilibre entre leur vitesse et la gravitation terrestre. Leur vitesse les pousses par inertie à aller tout droit dans l’espace alors que la Terre les attire vers elle, et ces deux effets dépendent de l’altitude. Plus un satellite va vite, plus son orbite est proche de la terre. MIR était située à une orbite basse, et faisait plusieurs fois le tour de la Terre par jour, alors que des satellites Géostationnaires, c'est-à-dire toujours situés au même point par rapport à la surface terrestre (satellites de communication) , font un tour de la Terre en 24h et sont situés à 36000 km de celle-ci (la Terre faisant 6500 km de Diamètre environ). Le satellite, lui, était situé à environ 400 km à l’origine, et à 300 km lors de sa destruction, ce qui lui permettait de faire le tour de la terre très doucement, et donc de pouvoir observer à sa guise. On ne connaît pas les détails de sa mission.
Donc ce satellite a été détruit avant sa rentrée dans l’atmosphère. On aurait pu croire que ceci est une précaution visant à l’empêcher de croiser d’autres orbites de satellites, mais le problème est que sa destruction à entraîné la création de quantité de fragments, absolument incontrôlables, qui sont très dangereux pou les satellites car ils se retrouvent à filer avec une vitesse considérable. Ceci n’est qu’un exemple des nombreuses erreurs qui font de l’espace une vraie poubelle. Il existe des centaines de satellites hors d’usage, des milliers de petits fragments, (10000 de plus de 10 cm) dont des instruments d’astronaute. Ces déchets sont là pour certains pour plusieurs milliers d’années, et peuvent représenter un danger considérable pour les vols habités (et les autres). Et la présence de tous ces déchets est autrement plus dangereuse que celle d’un satellite hors d’usage qui s’écrasera dans l’atmosphère .
Mais pourquoi les Américains ont-ils détruit ce satellite alors ? A mon avis, c’est surtout pour montrer aux autres pays (Chine ? Russie ?) qu’ils en étaient capables. Après tout, s’ils peuvent lancer des missiles sur leurs satellites, ils peuvent aussi en lancer sur ceux des autres.
13:28 Publié dans Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.02.2008
Photo
A la demande générale (de Guillaume) je met ma photo. Merci à Ronan pour me l'avoir passé (et non je n'en ais pas de meilleure).
19:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.02.2008
image de la semaine
Une Image en avance cette semaine mais je ne pouvais pas m'en empêcher : Une publicité variant avec le milieu. Au fur et a mesure, les particules se fixent sur le blan et dévoilent l'image.
Je vous laisse découvrir.
Bonne journée.
(Pour une meilleure résolution allez voir le lien ci dessous.)
© Copyright http://www.ibelieveinadv.com/
Source : http://www.ibelieveinadv.com/commons/friendssticky.jpg
07:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
17.02.2008
Image de la semaine
Une petite photo représentant une Drosère (Drosera Rotundifolia), petite merveille de l'évolution, protégée en france, et qui peut se trouver notamment dans le Cantal (mais aussi dans une grande partie du pays).
© Copyright Petr Dlouhý
Source : http://commons.wikimedia.org/wiki/Image:Drosera_rotundifolia_leaf1.jpg
Licence GFDL
08:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.02.2008
Promenons nous dans les bois...
Bonjour
Aujourd’hui je vais vous parler des forêts. Malheureusement c’est un sujet complexe dont je n’ai pu faire le tour complètement mais je vais déjà vous livrer mes réflexions.
Quel est le rôle des forêts dans l’environnement ? Elles en ont plusieurs. D’une part, elles permettent l’amélioration de la qualité de l’air et de l’eau, en retenant les toxines. D’autre part, elles permettent de transformer le dioxyde de carbone en dioxygène, en séquestrant le carbone, et peuvent donc permettre de ralentir le changement climatique. Enfin elles sont l’habitat de nombreuses espèces, dont certaines sont en voie de disparition.
Elles ont aussi un rôle économique non négligeable, pour la production de bois et de papier. Ce rôle va probablement devenir de plus en plus important, car le –pétrole devenant de plus en plus cher, et bientôt de plus en plus rare, celui-ci va bientôt devoir être remplacé. Je vous ai déjà parlé de certaines solutions du point de vue énergétique, la combustion du bois pourrait en être une, mais bien que celle ci entraîne un bilan nul au niveau de la pollution au CO2 (en effet, tout carbone libéré par la combustion d’un arbre est réabsorbé par les arbres poussant à la place), les particules émises sont elles moins bénignes, mais des études sont en cours a ce sujet. La combustion du bois de manière massive est donc une solution à étudier avant de la mettre en œuvre, mais le papier et le bois peuvent être une alternative à l’utilisation du plastique dans de nombreux domaines : sacs en papier, construction en bois, emballages etc.
La gestion de la forêt est donc importante pour le développement durable. Il existe cependant des problèmes dans la gestion actuelle. Contrairement aux idées reçues, il n’est pas forcement mauvais de couper des arbres pour l’environnement, à partir du moment où ces arbres sont replantés et où de grandes régions ne sont pas déboisées trop rapidement. Il existe plusieurs méthodes de gestion, notamment la coupe rase, qui consiste à couper des surfaces assez importantes d’un coup, créant ainsi de grandes clairières qui repousserons progressivement, la futaie, qui consiste à couper les arbres matures, et le taillis, qui consiste à couper les arbres tôt pour avoir du bois de chauffages principalement, et à laisser repousser les souches jusqu'à épuisement. Toutes ces méthodes sont complémentaires, et permettent de développer des écosystèmes particuliers, certaines espèces préférant les zones boisées aérées, les grands arbres ou les petits. Les coupes franches permettent aussi d’éviter la prolifération des incendies par exemple. Toutes ces méthodes doivent donc être utilisées conjointement et la gestion des forêts laissée à des spécialistes.
Il y a quelques problèmes dans les forêts françaises actuelles, notamment celui de la baisse de la biodiversité dans les espèces d’arbres, qui sont de plus en plus homogènes, ce qui entraîne la prolifération d’espèces de nuisibles spécifiques, qui sont ensuite difficilement arrêtées. Mais les gouvernements successifs ont pris conscience de ce problème et ont mis en place des mesures pour faciliter la biodiversité. L’état des forêts française est plutôt bon, bien que l’écosystème soit encore perturbé et aurait du mal à survivre sans les interventions humaines, mais il manque des ponts entre les régions forestières. En effet, la disparition de haies à provoqué un isolement des forêts, qui risque d’entraîner une baisse de la variabilité génétique, les individus d’une même région risquant de trop se reproduire entre eux, ce qui entraîne un affaiblissement de l’écosystème, bien que là aussi des interventions de l’homme puissent compenser ce phénomène.
C’est pourquoi il faudrait multiplier les espaces boisés, aussi bien dans les villes que dans les campagnes, de plus la plantation d’arbres près des cultures pourrait avoir un effet bénéfique, car les arbres retiennent l’humidité et ne font pas concurrence aux plantations. Par exemple, des études ont été faites prouvant que la plantation de rangées d’arbres dans des cultures de blé permettait à l’agriculteur un revenu plus important, tout en permettant d’économiser des engrais en empêchant l’érosion du sol, mais cela l’obligerait à diversifier sa production.
En conclusion, on peut voir que la pérennité de l’écosystème passe par une diversification de l’agriculture et de la sylviculture, en favorisant les mélanges entre ces deux types de cultures dans toutes les régions, et que tout se tient au niveau de l’écosystème, les villes et les campagnes devant être développées en prenant en compte cet état de fait afin de favoriser l’écosystème, l’économie et la santé publique, pour un vrai développement durable.
08:54 Publié dans Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.02.2008
Le Changement Climatique aura il lieu?
J’écris cet article suite à une discussion que j’ai eue sur le forum demosweb, un des forums du modem.
Le changement climatique serait, selon certains scientifiques américains, faisant des reportages à la télé, dû non pas à l'activité humaine, mais à des paramètres astronomiques. ces scientifiques se basent sur des sondages fait dans les calottes polaires, et indiquant selon eux que les taux de CO2 suivent les réchauffement climatiques et n'en sont pas les causes. Les scientifiques du monde entier seraient donc des menteurs.
Et ils ont tout à fait raison. En effet, le CO2 est soluble dans l'eau et une grande quantité de celui ci est dissout dans l'océan, or, la modification de la température entraîne une modification de la solubilité dans l'océan car les molécules sont plus excitées et se lient moins entre elles. Le CO2 est donc moins absorbé par l’océan. A ce phénomène s’ajoute celui du ‘tapis roulant’ marin, l’eau froide des pôles plonge, et circule sous la mer pour remonter plus tard en se réchauffant, cette eau met environ 1000 ans à remonter et si un réchauffement à eu lieu entre temps, elle se dégaze et le taux de CO2 augmente alors. De plus les réchauffements sont effectivement corrélés avec des modifications dans le rayonnement solaire reçu, pouvant être dues soit aux variations de l’orbite terrestre, soit à celles du soleil lui-même.
Pour aller plus loin je vais vous expliquer comment marche l’effet de serre. Le rayonnement reçu de l’espace est en partie rejeté par l’atmosphère, et il pénètre en partie (respectivement 30% et 70%). En frappant le sol, il peut soit être reflété, soit être absorbé, s’il est absorbé, des rayons infrarouges sont émis. Hors ces rayons infrarouges, eux aussi, lorsqu’ils repartent dans l’espace, peuvent être soit reflétés (vers la terre cette fois) soit traverser vers l’espace. Les gaz à effet de serre, eux, retiennent ces rayons infrarouges mais ne modifient pas le taux de passage des rayons lumineux. Leur augmentation entraîne donc une augmentation de la présence de rayons infrarouges, qui augmentent la température.
L’augmentation de CO2 dans l’air entraîne donc effectivement une augmentation de la température. Et le fait que nous brûlions des tonnes de pétrole rejette une grande quantité de CO2, qui joue effectivement sur l’effet de serre.
Les scientifiques que j’ai cité sont donc effectivement dans le vrai, mais il omettent (volontairement je suppose) une grande partie des faits (tout ceux qui prouvent que le changement climatique existe bien) tout cela pour vendre des livres et des reportages je suppose. Alors non, il n’y a pas de complot des scientifiques pour empêcher les gens de rouler en 4*4 (ou alors j’en fait partie ;) ).
L'image ci dessus illustre le taux de CO2 corréllé à la température ces dernier siècles.
© Copyright Robert A. Rohde
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Effet_de_Serre.png sous licence GFDL.
Le plus drôle c'est que CO2 entraine le réchauffement climatique qui entraine une libération du CO2, ce qui entraine un réchauffement supplémentaire. Dans les cas cités ci dessus, les causes du réchauffement étant autre, la disparition de ces causes entraine une réabsorbtion du CO2, qui n'aura joué qu'un rôle de tampon dans l'histoire. Mais là, comme il en est lui même la cause, seule sa disparition pourra entrainer une réduction du changement climatique. Il faut donc trouver des moyens de réabsorber le CO2. J'ai déjà donné une des pistes ici, mais il faut d'autres moyens.
Cette image est un schéma explicatif de l'effet de serre.
© Copyright Global Warming Art.
Source :
http://commons.wikimedia.org/wiki/Image:Greenhouse_Effect.png licence GFDL
09:35 Publié dans Démocratie et Société, Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.02.2008
Les fourmis invasives
La population de l’île grecque d’Egine fut exterminée par la déesse Héra, car cette île était nommée du nom d’une des maîtresses de Zeus. Eaque, fils des deux amants, demanda à son père de repeupler l’île, et Zeus transforma les fourmis de l’île en peuple, qui fut appelé les Myrmidons (du grec myrmex : fourmis). Ce peuple était réputé pour être loyal, travailleur, farouche et robuste. Ils étaient vêtus d’armures brunes, rappelant leurs carapaces. Les Myrmidons accompagnèrent ensuite Achille, petit fils d'Eaque, à Troie.
Depuis l’Antiquité, les fourmis sont donc admirées par les humains, pour leur organisation et leur adaptation. Et ce n’est pas sans raison, en effet les fourmis, insectes de la famille des Hyménoptères, qui sont apparues à la fin de Crétacé et descendent des guêpes (si, si , regardez les bien, c’est flagrant), sont remarquables par de nombreux points de vues.
Les fourmis sont ailées, du moins pour les individus reproducteurs, et les fameuses fourmis volantes qui sortent par essaims au printemps sont en fait les mâles et les femelles qui s’accouplent. Lorsqu’une femelle est fécondée, elle se pose dans un endroit approprié, s’arrachent les ailes (pour pouvoir vivre plus facilement sous terre) et creusent un terrier où elles produiront leurs premières ouvrières. Les mâles, eux meurent. Comme tous les insectes, les fourmis se développent en passant par différents stades de développement, et le statut d’une femelle est déterminé par son régime à son état larvaire. Les fourmis sont adaptées à tous les milieux terrestres, sauf polaires, et possèdent une remarquable intelligence collective, dues en fait aux signaux chimiques leur permettant de se repérer.
Il existe un grand nombre d’espèces différentes, dont certaines sont particulièrement remarquables. Ainsi, il existe des fourmis boulangères, ou plus rigoureusement moissonneuses, qui récoltent des céréales et les réduisent en miettes, qu’elles mélangent ensuite à leur salive pour en faire des petites miches, pouvant être consommées plus tard. Certaines espèces de fourmis pratiquent l’élevage, de pucerons ou de chenilles, qu’elles protègent contre les prédateurs, pour ensuite se nourrir de miellat fabriqués par leurs glandes. Les fourmis mellifères, elles, apportent la nourriture à certains individus qui se gavent, jusqu’à devenir énormes, et servent de réservoir en régurgitant à la demande ce qu’elles stockent. Elles sont d’ailleurs consommées par les populations locales. Il existe aussi des fourmis esclavagistes, appelées amazones, qui font des raids dans les autres nids d’espèces proches pour voler les larves. Ces larves travaillent ensuite pour leur fourmilière sans s’apercevoir de rien. Les fourmis tisserandes font leurs nids à partir des feuilles des arbres, en les repliant et en cousant les deux bords afin de former un espace clos. Enfin, les fourmis légionnaires sont des espèces qui ne possèdent pas de nid, se déplaçant en permanence, et dévorant tout ce qu’elles trouvent sur leur passage.
Le nombre de fourmis sur la terre est estimé à dix millions de milliards d’individus.
Comme vous pouvez le voir, ce groupe est très varié et très évolué, et leur étude (la Myrmécologie) est passionnante.
Jusqu’ici, l’humanité n’avait pas eu trop de problèmes avec les fourmis, bien que leur voracité puisse entraîner des problèmes dans certains pays, mais un nouveau problème est apparu depuis les dernières décennies. En effet, les fourmis sont très variées, avec de nombreuses espèces , et ces espèces luttent souvent entre elles, avec en plus une lutte entre nids au sein d’une même espèce, et, en général, leur nombre est adapté au milieu dans lequel elles vivent, préservant ainsi un équilibre imposé par l’évolution.
Mais la mondialisation a changé la donne, car certaines colonies ont voyagé, principalement avec les cargaisons de bois. Ces reines, s’installant dans de nouveaux pays, se sont parfois retrouvées avec un avantage par rapport aux fourmis locales (parfois probablement, la reine parfaitement inadaptée est morte, et ce débarquement n’a eu aucune conséquence). S’installant alors dans la région, elle se sont donc tout naturellement mises à pondre, puis des mâles et des femelles furent relâchés dans la nature. Le problème est qu’il n’y avait aucun autre individu de la même espèce sur place, et ces reproducteurs furent obligés de s’accoupler entre frères et sœurs. Cela à donné des individus semblables génétiquement avec ceux de la colonie mère, qui se sont installées un peu plus loin. Le problème c’est que, alors que quand deux fourmilières voisines entrent en contact habituellement, une véritable guerre s’ensuit, là, les fourmis étant très proches génétiquement, elles se mettent à collaborer.
Des individus peuvent ainsi parcourir plusieurs fourmilières au cours de leur vie, sans s’apercevoir de rien. Ce phénomène s’est alors reproduit, et des colonies toujours plus nombreuses se sont crées, n’entrant jamais en conflit les unes avec les autres. Ceci à crée des supercolonies, parfois très étendues. Ainsi, la Fourmi d'Argentine (Linepithema humile), est répandue, en une seule supercolonie, de l’Espagne à l’Italie, en passant par le sud de la France.
Le problème est que ces fourmis sont dévastatrices, détruisant l’écosystème dans lequel elles s’implantent, tuant les autres espèces de fourmis, mais aussi d’insectes et de petits animaux (lézards, petits mammifères, crabes etc). Elles induisent ainsi des problèmes agricoles, et donc économiques.
Ce phénomène, il faut l’avouer remarquable d’un point de vue biologique, est particulièrement répandu et dévastateur, touchant la Chine, l’Australie, l’Europe, l’Amérique du Nord, et le Pacifique, avec des espèces différentes, plusieurs supercolonies d’espèces différentes pouvant même être en concurrence.
Quels sont les moyens de lutte contre ce problème ? Il faut, tout d’abord, préciser que celui-ci se règlera probablement tout seul en quelques décennies, les fourmis finissant par avoir une diversité suffisante pour que la coopération entre nids cesse. Néanmoins, les espèces locales seront alors totalement disparues, la biodiversité s’en trouvera énormément affectée, et ces espèces seront installées sur place définitivement. On peut lutter contre elles en introduisant des prédateurs, ou des parasites de ces espèces, mais cela pose encore un problème, car ces nouvelles espèces pourraient, elles aussi se révéler invasives et ravager l’écosystème. Une autre méthode serait de relâcher des fourmis de même espèces différentes génétiquement, afin de supprimer le phénomène de supercolonies en introduisant des gènes variés, mais cela ne permettra en aucun cas de sauver toutes les espèces locales, mais uniquement de laisser des chances à quelques unes. Une autre solution serait de produire, par génie génétique, des individus volontairement altérés, par exemple des mâles stériles ou portant un dysfonctionnement, qui seraient ensuite relâchés en masse, afin de donner ce même désavantage aux fourmis invasives. Mais l’écosystème ne pourra jamais revenir dans son état normal.
Comment éviter que ce genre de choses ne se reproduise ? D’une part il faudrait empêcher l’importation de bois exotiques bruts (les meubles peuvent très bien arriver tout fait si les gens ne sont pas capables de s’en passer). Il faudrait empêcher la circulation de plantes vivantes entre les continents (les graines peuvent très bien être transportées), sauf dans des conditions strictes. Cela permettrait de régler en partie seulement le problème, les insectes pouvant aussi très bien voyager par avion ou bateau.
En conclusion, cette situation est représentative d’un grand nombre de cas d’invasions d’écosystèmes par des espèces introduites, volontairement ou non, par l’homme. Cette destruction de l’écosystème est dramatique car la perte d’espèce sauvage, en plus de la valeur qu’on peut y accorder sur un plan éthique ou scientifique, est aussi la perte pour nos descendant de l’opportunité d’apprendre des choses grâce à ces espèces. En effet, qui sait si une de ces fourmis disparues ne possédait pas un antibiotique parfait pour lutter contre l’épidémie qui tuera un grand nombre de nos enfants, une molécule miracle contre le mal de tête, voire contre le cancer, ou autre. La réduction de la biodiversité est dramatique pour l’humanité, qui perd là un potentiel formidable, mais après tout, tant pis pour elle.
08:50 Publié dans Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note







