27.02.2008
Les failles des Energies Renouvelables
Je vous conseille un très bon article du science et vie de Mars 2008, qui parle des problèmes des énergies renouvelables : "le dossier noir des energies vertes".
C'est un article très complet et représentatif de la complexité de la chose, et qui montre que seule une vraie recherche pourra résoudre le problème énergétique.
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26.02.2008
Missiles et poubelle spatiale
Cependant, c’était un satellite de surveillance, qui se situait sur une orbite haute. En effet les satellites sont « suspendus » dans les airs grâce à l’équilibre entre leur vitesse et la gravitation terrestre. Leur vitesse les pousses par inertie à aller tout droit dans l’espace alors que la Terre les attire vers elle, et ces deux effets dépendent de l’altitude. Plus un satellite va vite, plus son orbite est proche de la terre. MIR était située à une orbite basse, et faisait plusieurs fois le tour de la Terre par jour, alors que des satellites Géostationnaires, c'est-à-dire toujours situés au même point par rapport à la surface terrestre (satellites de communication) , font un tour de la Terre en 24h et sont situés à 36000 km de celle-ci (la Terre faisant 6500 km de Diamètre environ). Le satellite, lui, était situé à environ 400 km à l’origine, et à 300 km lors de sa destruction, ce qui lui permettait de faire le tour de la terre très doucement, et donc de pouvoir observer à sa guise. On ne connaît pas les détails de sa mission.
Donc ce satellite a été détruit avant sa rentrée dans l’atmosphère. On aurait pu croire que ceci est une précaution visant à l’empêcher de croiser d’autres orbites de satellites, mais le problème est que sa destruction à entraîné la création de quantité de fragments, absolument incontrôlables, qui sont très dangereux pou les satellites car ils se retrouvent à filer avec une vitesse considérable. Ceci n’est qu’un exemple des nombreuses erreurs qui font de l’espace une vraie poubelle. Il existe des centaines de satellites hors d’usage, des milliers de petits fragments, (10000 de plus de 10 cm) dont des instruments d’astronaute. Ces déchets sont là pour certains pour plusieurs milliers d’années, et peuvent représenter un danger considérable pour les vols habités (et les autres). Et la présence de tous ces déchets est autrement plus dangereuse que celle d’un satellite hors d’usage qui s’écrasera dans l’atmosphère .
Mais pourquoi les Américains ont-ils détruit ce satellite alors ? A mon avis, c’est surtout pour montrer aux autres pays (Chine ? Russie ?) qu’ils en étaient capables. Après tout, s’ils peuvent lancer des missiles sur leurs satellites, ils peuvent aussi en lancer sur ceux des autres.
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14.02.2008
Promenons nous dans les bois...
Bonjour
Aujourd’hui je vais vous parler des forêts. Malheureusement c’est un sujet complexe dont je n’ai pu faire le tour complètement mais je vais déjà vous livrer mes réflexions.
Quel est le rôle des forêts dans l’environnement ? Elles en ont plusieurs. D’une part, elles permettent l’amélioration de la qualité de l’air et de l’eau, en retenant les toxines. D’autre part, elles permettent de transformer le dioxyde de carbone en dioxygène, en séquestrant le carbone, et peuvent donc permettre de ralentir le changement climatique. Enfin elles sont l’habitat de nombreuses espèces, dont certaines sont en voie de disparition.
Elles ont aussi un rôle économique non négligeable, pour la production de bois et de papier. Ce rôle va probablement devenir de plus en plus important, car le –pétrole devenant de plus en plus cher, et bientôt de plus en plus rare, celui-ci va bientôt devoir être remplacé. Je vous ai déjà parlé de certaines solutions du point de vue énergétique, la combustion du bois pourrait en être une, mais bien que celle ci entraîne un bilan nul au niveau de la pollution au CO2 (en effet, tout carbone libéré par la combustion d’un arbre est réabsorbé par les arbres poussant à la place), les particules émises sont elles moins bénignes, mais des études sont en cours a ce sujet. La combustion du bois de manière massive est donc une solution à étudier avant de la mettre en œuvre, mais le papier et le bois peuvent être une alternative à l’utilisation du plastique dans de nombreux domaines : sacs en papier, construction en bois, emballages etc.
La gestion de la forêt est donc importante pour le développement durable. Il existe cependant des problèmes dans la gestion actuelle. Contrairement aux idées reçues, il n’est pas forcement mauvais de couper des arbres pour l’environnement, à partir du moment où ces arbres sont replantés et où de grandes régions ne sont pas déboisées trop rapidement. Il existe plusieurs méthodes de gestion, notamment la coupe rase, qui consiste à couper des surfaces assez importantes d’un coup, créant ainsi de grandes clairières qui repousserons progressivement, la futaie, qui consiste à couper les arbres matures, et le taillis, qui consiste à couper les arbres tôt pour avoir du bois de chauffages principalement, et à laisser repousser les souches jusqu'à épuisement. Toutes ces méthodes sont complémentaires, et permettent de développer des écosystèmes particuliers, certaines espèces préférant les zones boisées aérées, les grands arbres ou les petits. Les coupes franches permettent aussi d’éviter la prolifération des incendies par exemple. Toutes ces méthodes doivent donc être utilisées conjointement et la gestion des forêts laissée à des spécialistes.
Il y a quelques problèmes dans les forêts françaises actuelles, notamment celui de la baisse de la biodiversité dans les espèces d’arbres, qui sont de plus en plus homogènes, ce qui entraîne la prolifération d’espèces de nuisibles spécifiques, qui sont ensuite difficilement arrêtées. Mais les gouvernements successifs ont pris conscience de ce problème et ont mis en place des mesures pour faciliter la biodiversité. L’état des forêts française est plutôt bon, bien que l’écosystème soit encore perturbé et aurait du mal à survivre sans les interventions humaines, mais il manque des ponts entre les régions forestières. En effet, la disparition de haies à provoqué un isolement des forêts, qui risque d’entraîner une baisse de la variabilité génétique, les individus d’une même région risquant de trop se reproduire entre eux, ce qui entraîne un affaiblissement de l’écosystème, bien que là aussi des interventions de l’homme puissent compenser ce phénomène.
C’est pourquoi il faudrait multiplier les espaces boisés, aussi bien dans les villes que dans les campagnes, de plus la plantation d’arbres près des cultures pourrait avoir un effet bénéfique, car les arbres retiennent l’humidité et ne font pas concurrence aux plantations. Par exemple, des études ont été faites prouvant que la plantation de rangées d’arbres dans des cultures de blé permettait à l’agriculteur un revenu plus important, tout en permettant d’économiser des engrais en empêchant l’érosion du sol, mais cela l’obligerait à diversifier sa production.
En conclusion, on peut voir que la pérennité de l’écosystème passe par une diversification de l’agriculture et de la sylviculture, en favorisant les mélanges entre ces deux types de cultures dans toutes les régions, et que tout se tient au niveau de l’écosystème, les villes et les campagnes devant être développées en prenant en compte cet état de fait afin de favoriser l’écosystème, l’économie et la santé publique, pour un vrai développement durable.
08:54 Publié dans Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.02.2008
Le Changement Climatique aura il lieu?
J’écris cet article suite à une discussion que j’ai eue sur le forum demosweb, un des forums du modem.
Le changement climatique serait, selon certains scientifiques américains, faisant des reportages à la télé, dû non pas à l'activité humaine, mais à des paramètres astronomiques. ces scientifiques se basent sur des sondages fait dans les calottes polaires, et indiquant selon eux que les taux de CO2 suivent les réchauffement climatiques et n'en sont pas les causes. Les scientifiques du monde entier seraient donc des menteurs.
Et ils ont tout à fait raison. En effet, le CO2 est soluble dans l'eau et une grande quantité de celui ci est dissout dans l'océan, or, la modification de la température entraîne une modification de la solubilité dans l'océan car les molécules sont plus excitées et se lient moins entre elles. Le CO2 est donc moins absorbé par l’océan. A ce phénomène s’ajoute celui du ‘tapis roulant’ marin, l’eau froide des pôles plonge, et circule sous la mer pour remonter plus tard en se réchauffant, cette eau met environ 1000 ans à remonter et si un réchauffement à eu lieu entre temps, elle se dégaze et le taux de CO2 augmente alors. De plus les réchauffements sont effectivement corrélés avec des modifications dans le rayonnement solaire reçu, pouvant être dues soit aux variations de l’orbite terrestre, soit à celles du soleil lui-même.
Pour aller plus loin je vais vous expliquer comment marche l’effet de serre. Le rayonnement reçu de l’espace est en partie rejeté par l’atmosphère, et il pénètre en partie (respectivement 30% et 70%). En frappant le sol, il peut soit être reflété, soit être absorbé, s’il est absorbé, des rayons infrarouges sont émis. Hors ces rayons infrarouges, eux aussi, lorsqu’ils repartent dans l’espace, peuvent être soit reflétés (vers la terre cette fois) soit traverser vers l’espace. Les gaz à effet de serre, eux, retiennent ces rayons infrarouges mais ne modifient pas le taux de passage des rayons lumineux. Leur augmentation entraîne donc une augmentation de la présence de rayons infrarouges, qui augmentent la température.
L’augmentation de CO2 dans l’air entraîne donc effectivement une augmentation de la température. Et le fait que nous brûlions des tonnes de pétrole rejette une grande quantité de CO2, qui joue effectivement sur l’effet de serre.
Les scientifiques que j’ai cité sont donc effectivement dans le vrai, mais il omettent (volontairement je suppose) une grande partie des faits (tout ceux qui prouvent que le changement climatique existe bien) tout cela pour vendre des livres et des reportages je suppose. Alors non, il n’y a pas de complot des scientifiques pour empêcher les gens de rouler en 4*4 (ou alors j’en fait partie ;) ).
L'image ci dessus illustre le taux de CO2 corréllé à la température ces dernier siècles.
© Copyright Robert A. Rohde
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Effet_de_Serre.png sous licence GFDL.
Le plus drôle c'est que CO2 entraine le réchauffement climatique qui entraine une libération du CO2, ce qui entraine un réchauffement supplémentaire. Dans les cas cités ci dessus, les causes du réchauffement étant autre, la disparition de ces causes entraine une réabsorbtion du CO2, qui n'aura joué qu'un rôle de tampon dans l'histoire. Mais là, comme il en est lui même la cause, seule sa disparition pourra entrainer une réduction du changement climatique. Il faut donc trouver des moyens de réabsorber le CO2. J'ai déjà donné une des pistes ici, mais il faut d'autres moyens.
Cette image est un schéma explicatif de l'effet de serre.
© Copyright Global Warming Art.
Source :
http://commons.wikimedia.org/wiki/Image:Greenhouse_Effect.png licence GFDL
09:35 Publié dans Démocratie et Société, Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.02.2008
Les fourmis invasives
La population de l’île grecque d’Egine fut exterminée par la déesse Héra, car cette île était nommée du nom d’une des maîtresses de Zeus. Eaque, fils des deux amants, demanda à son père de repeupler l’île, et Zeus transforma les fourmis de l’île en peuple, qui fut appelé les Myrmidons (du grec myrmex : fourmis). Ce peuple était réputé pour être loyal, travailleur, farouche et robuste. Ils étaient vêtus d’armures brunes, rappelant leurs carapaces. Les Myrmidons accompagnèrent ensuite Achille, petit fils d'Eaque, à Troie.
Depuis l’Antiquité, les fourmis sont donc admirées par les humains, pour leur organisation et leur adaptation. Et ce n’est pas sans raison, en effet les fourmis, insectes de la famille des Hyménoptères, qui sont apparues à la fin de Crétacé et descendent des guêpes (si, si , regardez les bien, c’est flagrant), sont remarquables par de nombreux points de vues.
Les fourmis sont ailées, du moins pour les individus reproducteurs, et les fameuses fourmis volantes qui sortent par essaims au printemps sont en fait les mâles et les femelles qui s’accouplent. Lorsqu’une femelle est fécondée, elle se pose dans un endroit approprié, s’arrachent les ailes (pour pouvoir vivre plus facilement sous terre) et creusent un terrier où elles produiront leurs premières ouvrières. Les mâles, eux meurent. Comme tous les insectes, les fourmis se développent en passant par différents stades de développement, et le statut d’une femelle est déterminé par son régime à son état larvaire. Les fourmis sont adaptées à tous les milieux terrestres, sauf polaires, et possèdent une remarquable intelligence collective, dues en fait aux signaux chimiques leur permettant de se repérer.
Il existe un grand nombre d’espèces différentes, dont certaines sont particulièrement remarquables. Ainsi, il existe des fourmis boulangères, ou plus rigoureusement moissonneuses, qui récoltent des céréales et les réduisent en miettes, qu’elles mélangent ensuite à leur salive pour en faire des petites miches, pouvant être consommées plus tard. Certaines espèces de fourmis pratiquent l’élevage, de pucerons ou de chenilles, qu’elles protègent contre les prédateurs, pour ensuite se nourrir de miellat fabriqués par leurs glandes. Les fourmis mellifères, elles, apportent la nourriture à certains individus qui se gavent, jusqu’à devenir énormes, et servent de réservoir en régurgitant à la demande ce qu’elles stockent. Elles sont d’ailleurs consommées par les populations locales. Il existe aussi des fourmis esclavagistes, appelées amazones, qui font des raids dans les autres nids d’espèces proches pour voler les larves. Ces larves travaillent ensuite pour leur fourmilière sans s’apercevoir de rien. Les fourmis tisserandes font leurs nids à partir des feuilles des arbres, en les repliant et en cousant les deux bords afin de former un espace clos. Enfin, les fourmis légionnaires sont des espèces qui ne possèdent pas de nid, se déplaçant en permanence, et dévorant tout ce qu’elles trouvent sur leur passage.
Le nombre de fourmis sur la terre est estimé à dix millions de milliards d’individus.
Comme vous pouvez le voir, ce groupe est très varié et très évolué, et leur étude (la Myrmécologie) est passionnante.
Jusqu’ici, l’humanité n’avait pas eu trop de problèmes avec les fourmis, bien que leur voracité puisse entraîner des problèmes dans certains pays, mais un nouveau problème est apparu depuis les dernières décennies. En effet, les fourmis sont très variées, avec de nombreuses espèces , et ces espèces luttent souvent entre elles, avec en plus une lutte entre nids au sein d’une même espèce, et, en général, leur nombre est adapté au milieu dans lequel elles vivent, préservant ainsi un équilibre imposé par l’évolution.
Mais la mondialisation a changé la donne, car certaines colonies ont voyagé, principalement avec les cargaisons de bois. Ces reines, s’installant dans de nouveaux pays, se sont parfois retrouvées avec un avantage par rapport aux fourmis locales (parfois probablement, la reine parfaitement inadaptée est morte, et ce débarquement n’a eu aucune conséquence). S’installant alors dans la région, elle se sont donc tout naturellement mises à pondre, puis des mâles et des femelles furent relâchés dans la nature. Le problème est qu’il n’y avait aucun autre individu de la même espèce sur place, et ces reproducteurs furent obligés de s’accoupler entre frères et sœurs. Cela à donné des individus semblables génétiquement avec ceux de la colonie mère, qui se sont installées un peu plus loin. Le problème c’est que, alors que quand deux fourmilières voisines entrent en contact habituellement, une véritable guerre s’ensuit, là, les fourmis étant très proches génétiquement, elles se mettent à collaborer.
Des individus peuvent ainsi parcourir plusieurs fourmilières au cours de leur vie, sans s’apercevoir de rien. Ce phénomène s’est alors reproduit, et des colonies toujours plus nombreuses se sont crées, n’entrant jamais en conflit les unes avec les autres. Ceci à crée des supercolonies, parfois très étendues. Ainsi, la Fourmi d'Argentine (Linepithema humile), est répandue, en une seule supercolonie, de l’Espagne à l’Italie, en passant par le sud de la France.
Le problème est que ces fourmis sont dévastatrices, détruisant l’écosystème dans lequel elles s’implantent, tuant les autres espèces de fourmis, mais aussi d’insectes et de petits animaux (lézards, petits mammifères, crabes etc). Elles induisent ainsi des problèmes agricoles, et donc économiques.
Ce phénomène, il faut l’avouer remarquable d’un point de vue biologique, est particulièrement répandu et dévastateur, touchant la Chine, l’Australie, l’Europe, l’Amérique du Nord, et le Pacifique, avec des espèces différentes, plusieurs supercolonies d’espèces différentes pouvant même être en concurrence.
Quels sont les moyens de lutte contre ce problème ? Il faut, tout d’abord, préciser que celui-ci se règlera probablement tout seul en quelques décennies, les fourmis finissant par avoir une diversité suffisante pour que la coopération entre nids cesse. Néanmoins, les espèces locales seront alors totalement disparues, la biodiversité s’en trouvera énormément affectée, et ces espèces seront installées sur place définitivement. On peut lutter contre elles en introduisant des prédateurs, ou des parasites de ces espèces, mais cela pose encore un problème, car ces nouvelles espèces pourraient, elles aussi se révéler invasives et ravager l’écosystème. Une autre méthode serait de relâcher des fourmis de même espèces différentes génétiquement, afin de supprimer le phénomène de supercolonies en introduisant des gènes variés, mais cela ne permettra en aucun cas de sauver toutes les espèces locales, mais uniquement de laisser des chances à quelques unes. Une autre solution serait de produire, par génie génétique, des individus volontairement altérés, par exemple des mâles stériles ou portant un dysfonctionnement, qui seraient ensuite relâchés en masse, afin de donner ce même désavantage aux fourmis invasives. Mais l’écosystème ne pourra jamais revenir dans son état normal.
Comment éviter que ce genre de choses ne se reproduise ? D’une part il faudrait empêcher l’importation de bois exotiques bruts (les meubles peuvent très bien arriver tout fait si les gens ne sont pas capables de s’en passer). Il faudrait empêcher la circulation de plantes vivantes entre les continents (les graines peuvent très bien être transportées), sauf dans des conditions strictes. Cela permettrait de régler en partie seulement le problème, les insectes pouvant aussi très bien voyager par avion ou bateau.
En conclusion, cette situation est représentative d’un grand nombre de cas d’invasions d’écosystèmes par des espèces introduites, volontairement ou non, par l’homme. Cette destruction de l’écosystème est dramatique car la perte d’espèce sauvage, en plus de la valeur qu’on peut y accorder sur un plan éthique ou scientifique, est aussi la perte pour nos descendant de l’opportunité d’apprendre des choses grâce à ces espèces. En effet, qui sait si une de ces fourmis disparues ne possédait pas un antibiotique parfait pour lutter contre l’épidémie qui tuera un grand nombre de nos enfants, une molécule miracle contre le mal de tête, voire contre le cancer, ou autre. La réduction de la biodiversité est dramatique pour l’humanité, qui perd là un potentiel formidable, mais après tout, tant pis pour elle.
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06.02.2008
Pays en développement... Durable?
Comment les pays en développement peuvent ils être propres écologiquement parlant ? Vaste sujet que je ne peux en aucun cas résoudre. Mais je peux en revanche vous exposer quelques pistes.
D’une part, ce terme recouvre de nombreux cas des états continents comme la chine et l’inde, pays très riche mais pauvres par rapport à la quantité de leur population, de pays dont le niveau de vie tend à se rapprocher du notre, comme le Brésil, l’Afrique du sud, de pays très pauvres comme certains pays du sahel, etc.
Demander à tous ces pays de se développer proprement est une utopie, on ne peut demander aux autres de faire ce que nous n’avons pas fait. Et le développement de l’Europe avec tout son charbon brûlé à été autrement plus polluant. Et demander à ces pays de ralentir leur croissance, et donc de ralentir l’amélioration de leurs conditions de vie (pour ceux où elle s’améliore) est humainement impensable.
Quelle est la solution alors ? Elle est principalement technologique, et politique. En effet, les technologies propres sont, contrairement à il y a deux décennies, plus rentables sur le long terme que les énergies polluantes, mais elles représentent des investissements coûteux. D’un point de vue du développement, l’espoir vient donc des pays développés, comme en Europe, ou des grands pays, comme l’Inde, ou le Brésil, qui cherchent à produire des technologies rentables pour conquérir de nouveaux marchés. Et ces nouveaux marchés sont ceux des pays du tiers monde principalement, qui seuls vont bientôt pouvoir acheter en masse.
L’exemple de l’automobile, qui est une des principales sources de pollution potentielle, est criant. Alors que les pays développés produisent en général des modèles chers, des modèles propres fonctionnant autrement peuvent conquérir de nouveaux marchés. Les voitures à air comprimé dont j’ai déjà parlé, avec des coûts de 3500 € pour les modèles de base, peuvent conquérir la Chine et l’Inde par exemple, pour les pays plus pauvres, l’équipement automobile de masse n’arrivera pas tout de suite, et les sources de pollution sont ailleurs.
Une autre source de pollution potentielle est l’industrie, là encore des solutions propres et peu chères existent, mais ce qui manque c’est le budget de base pour se lancer dans le développement.
Pour les pays plus agricoles, un autre mode de développement, plus durable, est souhaitable. En effet, en Europe, l’agriculture pollue énormément, et est très coûteuse en produits chimiques. Un développement plus raisonnable, avec une augmentation de la production de manière propre est souhaitable. Là encore elle est possible, comme avec l’exemple de la terra preta dont j’ai déjà parlé, mais le problème est la capacité de recherche. La décentralisation des approvisionnements en eau et en électricité, et l’utilisation de technologies plus propres pour la vie quotidienne, comme l’éclairage par des diodes, est aussi moins coûteux, aussi bien économiquement qu’écologiquement.
En résumé, les pays du tiers monde peuvent se développer proprement, en suivant un autre modèle que le notre, et en essayant de ne pas reproduire les erreurs du passé que nous cherchons à effacer dans nos pays, mais pour cela il leur manque de la recherche. C’est en cela que nous pouvons les aider, pas en finançant leur développement, mais en cherchant des solutions développées dans nos pays qui pourront être rentable dans les pays pauvres, et donc sources de profits aussi bien pour nous que pour eux. De plus, les chercheurs seront ravis de pouvoir aller expérimenter de nouvelles technologies là où elles seraient utilles. Le temps du pillage systématique est terminé, et seule une modification du mode de développement global peut être salutaire pour tous.
Les solutions sont simples, sur le papier, mais la volonté politique manque, et c’est cela principalement qui empêche le développement d’être durable. Peut être avons nous là un rôle à jouer, en imposant un nouveau modèle démocrate-mondialiste.
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04.02.2008
L'énergie éolienne
Aujourd'hui je vais faire le point sur cette forme d'énergie sur laquelle un grand nombre de choses se dit, à tort ou à raison.
Qu'est ce que l'énergie éolienne exactement? C'est l'énergie apportée par le vent, donc non seulement les centrales éoliennes, mais aussi les moulins à vent, les voiliers etc.
L’énergie éolienne est donc utilisée depuis plusieurs milliers d’années. Je vais d’abord vous parler des centrales éoliennes qui permettent de convertir l’énergie éolienne en électricité. Tout le monde en a probablement déjà vu une, elles permettent de récupérer une certaine quantité d’énergie proprement. Cependant, il existe plusieurs problèmes qui empêchent cette ressource d’être utilisée.
D’une part, un des gros problèmes est l’inconstance du vent, en effet si il n’y a pas de vent, il n’y aura pas d’électricité, et si l’éolien est trop représenté, les coupures risquent d’être courantes. D’autre part, elles ont un impact sur les oiseaux et les chauves souris, et leur multiplication pourrait entraîner des problèmes écologiques. Enfin, les éoliennes ne produisent pas une quantité très importante d’énergie, et il en faudrait environ 10000, d’après le site ekopédia, pour compenser une centrale nucléaire.
Pour le problème de l’inconstance de la production, une solution existe déjà, en effet le problème des centrales nucléaires, outre les déchets, est cette fois la constance de la production. Les centrales nucléaires produisent la même quantité d’énergie jour et nuit, et souvent celle-ci est soit trop, soit pas assez importante. Lorsque de l’énergie est en surplus, des pompes appartenant au réseau électrique puisent de l’eau pour la stocker dans des retenues. Lorsque l’énergie produite n’est pas assez importante, les pompes s’arrêtent et les centrales hydrauliques correspondant à ces retenues sont utilisées pour produire de l’eau. Peut être avez-vous déjà vu ce type d’installation dans les zones montagneuses, où l’on peut voir à certains endroit des grosses canalisations à flanc de montagne. Ce type d’installation peut également être utilisé pour l’énergie éolienne. Une solution semblable est le stockage sous forme d’air comprimé.
Pour les deux autres problèmes, la solution est unique : des parcs éoliens off shore, c'est-à-dire dans l’océan. Cela permet d’avoir une quantité très importante d’éoliennes pouvant produire une grande quantité d’énergie, et d’avoir un impact peu important sur la faune. Cette installation pourrait être combinée avec celle de récifs artificiels dont j’ai parlé ici.
L’énergie éolienne peut en outre être utilisée pour d’autres applications. Combinées à une pompe, elles peuvent servir pour puiser de l’eau, pour l’irrigation ou la consommation, cela pourrait être utilisé dans les zones peu habitées ou les pays en développement. Des petites unités combinant éolien, énergie solaire, pompe à eau et système de stockage à air comprimé pourraient permettre d’améliorer les conditions de vie de certains villages sans coût important de raccordement aux réseaux.
L’éolien peut être utilisé pour produire de l’énergie domestique, en implantant une petite éolienne de faible puissance sur son toit. Ceci permet de réduire sa facture d’électricité. De plus de nouvelles éoliennes verticales, sans pales, sont plus faciles d’installation et d’utilisation. Certains agriculteurs implantent aussi des éoliennes de taille moyenne dans leurs champs, afin de subvenir à leurs besoins énergétiques.
Ma conclusion est que l’énergie éolienne devrait être utilisée massivement, de manière privée d’une part, permettant aux personnes pouvant réaliser cet investissement de devenir plus autonomes au niveau de l’énergie. D’autre part, l’implantation d’éoliennes off shore en nombre important pourrait permettre de subvenir aux besoins d’une certaine partie de la population. L’implantation sur terre de grands complexes, elle, me laisse un peu plus perplexe, mais l’utilisation de quelques éoliennes par ci par là me semble raisonnable. Par contre, si l’énergie éolienne est un bon moyen pour produire de l’énergie, elle ne pourra jamais être utilisée seule. Sa combinaison avec d’autres techniques plus massives, comme la fusion nucléaire, ou décentralisées, comme le solaire, pourrait être un bon compromis.
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31.01.2008
Les toits verts
L’addition d’une couche de terre et de végétaux permet d’avoir une habitation bien isolée, étanche et résistante.
En effet, il existe deux types de toitures végétales : extensives et intensives. Les cultures extensives correspondent à une simple couche de substrat, que la végétation va coloniser toute seule. Elle se composera de petites plantes, de quelques centimètres de hauteur, qui n’auront pas à être arrosées. Elle peut être utilisée sur support incliné, et est donc adaptée aux maisons individuelles.
Le type intensif est composé d’une plus grande couche de terre, au dessus d’un système de drainage. Elle est plus adaptée aux immeubles, mais le poids étant beaucoup plus élevé, la structure doit être adaptée. Ce type de toiture est utilisée pour faire des jardins et des terrasses en haut d’immeubles, mais est relativement méconnu, surtout en France.
Quels sont maintenant les avantages des toitures végétales ?
Premièrement, elles ont un rôle sanitaire qui pourrait être appréciable en ville. La rétention des particules d’une part, pollens et particules polluantes, et d’autre part, un taux en humidité plus élevé, et une réduction de la température, toujours plus élevée l’été en ville que dans les campagnes, ont un impact positif sur la santé publique.
Secondement, elles ont un effet très positif sur la nature : les plantes adaptées au toits végétaux sont des plantes en voie de disparition, et leur introduction en France permettrait de sauver ces espèces. Une nouvelle population d’oiseaux et d’insectes pourrait ainsi venir en ville, et les passereaux (moineaux, mésanges) pourraient ainsi faire de la concurrence aux pigeons. Des ruches peuvent être aussi introduites en ville. La ville cesserait aussi d’être un barrage pour les espèces, et permettrait une meilleure circulation et une meilleure diversité.
Troisièmement, les toit végétaux ont un effet positif sur la gestion des eaux dans les villes, ralentissant le passage de l’eau dans les égouts en cas de forte pluie, elles permettent d’éviter le débordement des égouts et aussi les inondations an aval. Elles permettent aussi de conserver l’humidité plus longtemps en ville, et de retenir les polluants, notamment les métaux lourds.
Quatrièmement, un véritable effet bénéfique existe sur la structure qui l’accueille, avec une diminution des contraintes liées aux différences de température entre l’intérieur et l’extérieur, une protection de la structure contre les effets des rayonnements solaires, une meilleure isolation thermique et phonique.
Enfin, elles ont un impact social non négligeable. En effet, des jardins communautaires peuvent être crées en haut des petits immeubles, afin de rapprocher les habitants, pour les immeubles plus importants, des parcs où la population pourrait se retrouver peuvent aussi être crées.
En ce qui concerne le financement maintenant, les toitures végétales ne sont pas gratuites, mais elles sont rentables sur le long terme, notamment en termes de finance publique, car elles diminuent les coûts de nettoyage, d’assainissement, de réparation, de santé, qui compensent les frais d’entretient et les investissement à long terme.
Il existe aussi des murs végétalisés, comme par exemple celui du Musée du quai Branly à Paris, mais ceux ci sont plus compliqués à mettre en place, les espèces adaptées étant grimpantes et donc potentiellement nuisibles pour les structures. La solution est là de mettre un place des supports pour les plantes grimpantes séparés des murs.
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30.01.2008
Rechauffement climatique, première partie
A la demande générale, de Christelle, voilà comment nous pouvons lutter contre le réchauffement climatique.
D'abord un constat : quelles sont les sources d'émission de carbone dans notre pays ? (Je traiterais des autres pays plus tard).
La plus importante : les transports. En effet dans notre pays, tout le monde prend la voiture pour se déplacer (enfin presque tout le monde) et toutes les marchandises. Imaginez le parcours de votre paquet de chips avant d’arriver chez vous, la pomme de terre récoltée mécaniquement, amenée à l’usine (avec éventuellement des étapes intermédiaires), puis modifiée, encore transportée vers des entrepôts, puis vers une centrale d’achat, puis enfin vers un supermarché, tout ça en camion ! Bref il y a beaucoup à faire dans ce domaine. Les solutions sont les véhicules propres (voir sujet sur les voitures à air), le transport en train et le simplification des productions (pourquoi pas des petites unités de fabrication de chips au milieu des champs de pomme de terre ?), moins de grande distribution et plus de commerce de proximité.
Donc pas besoin de laisser sa voiture au garage, mais juste d’en changer ! Mais pour cela il faut attendre que nos industriels fassent baisser le coût des véhicules propres, ce qui pourrait être favorisé indirectement par l’état. Au lieu d’injecter de l’argent pour faire baisser le prix des voitures, et ainsi de remplir les poches des industriels avec les impôts, l’état ferait mieux de n’acheter plus que des véhicules propres, les industriels pouvant ainsi, avec ce marché assuré, lancer des productions plus importantes.
Second point : le chauffage, ici encore, beaucoup de solutions : les puits provençaux, pour les maisons individuelles, le principe est simple, un tuyau vient de l’extérieur et passe dans le sol à quelques mètres de profondeur, l’air passe ainsi autour de un peu moins de 15°C, ce qui permet de compenser une partie du chauffage l’hiver et la climatisation l’été. L’isolation bien sûr, un norvégien (ou suédois je sais plus) a ainsi réussi à se passer de chauffage, grâce à un système d’isolation. Mais là, pas question d’ouvrir ses fenêtres. Sans en arriver là, ceci permettrait de faire beaucoup baisser les notes de chauffage.
Pour les villes il y a plusieurs systèmes : des constructions tenant compte des cycles saisonniers, sans grandes baies vitrées au sud par exemple. Des techniques de climatisation passives, des toits végétaux (dont je vanterais les mérites plus tard), des revêtements de route plus moderne, permettrait d’améliorer l’écologie et la qualité de vie des grandes villes.
Ensuite, un des avantages en France, c’est que l’électricité est plutôt propre, car elle n’émet pas de CO2. Certes le nucléaire fait débat, mais de toute façon dans 30 à 50 ans il n’y en aura sûrement plus, remplacé par la fusion nucléaire, technique propre qui ne consomme que de l’hydrogène radioactif, présent dans la mer naturellement et qui se renouvelle, et qui n’émet que de l’Hélium, gaz neutre. Certes des études sont à faire pour voir le devenir de l’Hélium dans l’air, peut être existent-elles. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas faire des économies d’énergie (ne serait ce que pour notre portefeuille). Une électronique plus performante et un éclairage aux diodes electro luminescentes pourraient permettre cela.
Bref, dans notre pays, quelques efforts et une modification de notre manière de produire et de consommer, ainsi qu’une réelle volonté des gouvernements de faire changer les choses, suffiraient à réduire notre production de gaz à effet de serre. Cela coûterait cher sur le moment mais génèrerais tout de suite des économies fantastiques, et donc de l’argent en plus pour les consommateurs. Mais ce n’est pas vrai dans tous les pays, et une France propre dans un monde de pollueurs ne servirais à rien. Alors je parlerais plus tard des solutions pour les autres pays, notamment les pays en développement. Je détaillerais aussi toutes les techniques que je connais, mais cela prendra beaucoup de temps ;).
09:20 Publié dans Développement Durable | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.01.2008
Développement Durable
Je me suis aperçu que je n'avais même pas expliqué ce qu'était exactement le développement durable.
Alors je fais cette mise au point tout de suite.
Le développement durable est schématisé ici. C'est un développement respectueux de l'environnement, comme vous le savez tous, mais pas seulement, et c'est là qu'il y a confusion.
Le développement durable consiste à ... se développer durablement !
C'est tout de suite plus clair non? En fait cela consiste à continuer le progrès technologique, en assurant une économie stable, une équité sociale, et une préservation de l'environnement. Alors une politique de développement durable ne consiste pas à revenir à l'age de pierre pour être respectueux de l'environnement (ce serait plutôt la décroissance en exagérant un peu) mais à poursuivre l'augmentation de notre niveau de vie, mais de manière Humaniste, c'est-à-dire en faisant profiter tous les être humains du progrès. Ainsi les étrangers doivent nous rattraper, mais les générations futures doivent également être au même niveau de vie.
C’est cette exigence, qui doit ensuite guider toutes nos décisions. C’est un choix de société respectueuse et Humaniste, avec une économie dynamique, au service de l'HUmanité (et non pas l'inverse).
© Copyright Johann Dréo Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Developpement_durable.svg
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